Actualité · 20 juin 2026

HVO et huile de palme : pourquoi la traçabilité du carburant est essentielle

Le HVO s’est imposé comme le carburant renouvelable le plus connu pour décarboner des flottes diesel. C’est une vraie avancée. Mais derrière un même mot, les réalités diffèrent : tout dépend de la matière première, de la certification et du bilan carbone réel. Voici, sans parti pris, ce qu’il faut vérifier avant d’acheter.

Le HVO peut être vertueux — sous conditions

Un HVO réellement issu d’huiles usagées ou de graisses résiduelles vérifiables peut contribuer à une réduction significative des émissions. La technologie n’est pas en cause. Ce qui compte, c’est de pouvoir prouver l’origine de la matière et la conformité du carburant à la norme EN 15940 (carburants paraffiniques de synthèse).

Pourquoi la traçabilité fait débat

Le marché des biocarburants fait l’objet de controverses documentées sur certains intrants, notamment des dérivés de l’huile de palme et des huiles de cuisson usagées (UCO) importées. La question centrale n’est pas « HVO ou pas HVO », mais : quelle origine, quelle certification, quel bilan carbone réel ?

À titre d’illustration, une étude publiée par Transport & Environment en avril 2025 relève que les volumes européens déclarés de POME — un résidu issu des moulins à huile de palme utilisé dans certains biocarburants — seraient supérieurs aux volumes réellement disponibles, ce qui suggère un risque de fraude ou de mauvaise classification. La leçon n’est pas de rejeter une filière, mais d’exiger une traçabilité crédible de l’intrant.

Ce qui distingue un carburant alternatif fiable

  • L’origine de la matière : déchets et résidus vérifiables, ou intrants à risque de traçabilité ?
  • La certification (ISCC EU ou équivalent) et la conformité EN 15940.
  • Le bilan carbone réel, sur un périmètre explicite (Well-to-Wheel) — jamais un chiffre sans périmètre.
  • La compatibilité moteur documentée (recommandations constructeur).
  • La logique d’approvisionnement : disponibilité, souveraineté, économie circulaire.

L’approche Romano Energy : le r-XTL

Romano Energy ne se positionne pas comme un simple revendeur de HVO. Nous parlons de r-XTL : un carburant de synthèse issu de déchets et de carbone recyclé, drop-in, conforme EN 15940, tracé contractuellement et orienté réduction carbone réelle — zéro pétrole, 100 % déchets, 100 % Europe. Le HVO est une voie de production parmi d’autres ; le XTL est la famille technique ; le r-XTL est notre exigence.

Pour comprendre les familles et leurs différences, voir notre comparatif : HVO, XTL ou r-XTL : comprendre la différence. Pour le produit : carburant r-XTL & XTL diesel. Pour objectiver un choix : comparateur CO₂ (méthode CONCAWE).

Questions fréquentes

Le HVO contient-il forcément de l’huile de palme ?
Non. Le HVO peut être produit à partir d’huiles usagées, de graisses résiduelles ou d’autres intrants. Le sujet de vigilance porte sur certains dérivés (POME, huiles importées mal tracées). La traçabilité et la certification de l’intrant sont déterminantes.

Comment savoir si un carburant alternatif est réellement bas carbone ?
En vérifiant l’origine de la matière, la certification (ISCC EU), la conformité EN 15940 et un bilan carbone sur périmètre explicite (Well-to-Wheel), pas un chiffre isolé.

En quoi le r-XTL de Romano Energy diffère-t-il ?
Il est orienté déchets et carbone recyclé, tracé contractuellement et sans pétrole, tout en restant drop-in dans les moteurs diesel existants.

Demander une étude de conversion gratuite pour votre flotte →

← Toutes les actualités